Prévenir le cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l'utérus est craint par de nombreuses femmes. Cependant, il existe de nombreux gestes qui permettent de se protéger de ce risque et d'être sereine. Découvrez lesquels dans cet article du Dr. Luc Bodin.

Article de

Dr. Luc BODIN

Apprenez à vivre libre et autonome dans l’épanouissement de son être

Le cancer du col de l’utérus a touché 3.068 femmes en 2005 (8 femmes sur 100.000) et il a produit 1.067 décès. C’est la deuxième cause de décès par cancer chez la femme.

Les différents HPV (papillomavirus) constituent l’origine principale de ce cancer (80 % des cas). Mais il existe d’autres causes comme le tabagisme, la pilule contraceptive, les carences (vitamines B, zinc, folate, sélénium…), les autres infections sexuellement transmissibles et les déficits immunitaires essentiellement.

Nous allons voir que ce cancer est facile à dépister, voire à prévenir dans une certaine mesure.

Le mode de vie.

Le HPV étant un virus sexuellement transmissible, la meilleure prévention est donc l’usage du préservatif en cas de rapport avec de nouveaux partenaires. Mais il faut savoir que ce germe est extrêmement banal et fréquent. Sa découverte chez une femme est le signe d’une activité sexuelle normale… sans chercher plus loin. De plus, 75 % des HPV potentiellement cancérigènes disparaissent spontanément sans traitement, même à des stades avancés de l’infection. Seul 0,3% des infections à HPV évoluent vers le cancer du col de l’utérus.

Pour prévenir cette infection, il faut tout faire pour protéger la flore vaginale (flore de Doderlein). Car une flore équilibrée et abondante empêche l’installation de l’HPV. Pour cela plusieurs conseils de bon sens sont à respecter :

  • Eviter la transpiration et la macération en préférant des sous-vêtements en coton (blanc) aux synthétiques colorés et aux pantalons serrés.
  • De même, l’usage des protège-slips serait préférable aux tampons pouvant irriter les muqueuses et dégrader la flore. Quoi qu’il en soit, ils seront à changer régulièrement au cours de la journée.
  • Pour la toilette, les savons neutres ou légèrement acides (pH aux environs de 4 – 5) sont à préconiser. Il convient d’éviter l’usage (surtout répété) des savons désinfectants et aussi les douches intérieures insistantes… qui détruisent la flore.

En cas d’irritation ou de mycose, la source peut provenir d’un déséquilibre de la flore. Il existe maintenant des ovules au lactobacillus vendus en pharmacie permettant de reconstituer la flore vaginale. Il faudra aussi y penser systématiquement après toute prise d’antibiotique.

Le tabac étant un facteur de risque de ce cancer son arrêt est encore une fois vivement recommandé…

Le frottis

Le HPV ne produit un cancer qu’après 10 à 15 ans d’évolution, ce qui laisse largement le temps de dépister une infection HPV avant qu’elle ne dégénère. Pour cela l’examen gynécologique avec frottis en est la pièce maîtresse. Le gynécologue procédera à un examen. Puis il inspectera le col et éventuellement il y appliquera une coloration (de Papanicolaou) afin de mieux repérer des lésions douteuses.

Le frottis doit être effectué tous les deux à trois ans après deux examens normaux réalisés à; un an d’intervalle. Il intéresse toutes les femmes de 20 à 70 ans voire plus… Il consiste à prélever quelques cellules et sécrétions situées sur le col en vue d’une analyse par un médecin cytopathologiste.

Le test HPV

Le test HPVpermet de compléter ce frottis et de déterminer la présence d’un éventuel HPV. En cas de positivité, on se contente de faire un contrôle un an plus tard. Si l’HPV est toujours présent, des traitements seront préconisés. Le badigeonnage à la podophylline ou à l’acide trichloro-acétique est souvent efficace. Les huiles essentielles, la micro-immunothérapie, les champignons japonais compléteront bien le traitement d’éradication de l’HPV. Sans oublier la vitamine A en applications sur les dysplasies (transformations cellulaires). Au moindre doute des biopsies seront effectuées.

Le frottis associé au test HPV donne un dépistage efficace dans pratiquement 100% des cas.

Le vaccin

Nous avons aujourd’hui  à notre disposition des vaccins contre certains HPV cancérogènes. Ceci est une bonne chose de prime abord, car le HPV est responsable en plus du cancer du col de l’utérus, d’un grand nombre de cancers du vagin, de la vulve, de l’anus, de la sphère ORL, voire de la peau… Mais le problème est qu’il présente des effets indésirables… qui ne sont pas reconnus officiellement comme des maladies auto-immunes, des syndromes de Guillain-Barré, des syncopes, des paralysies faciales et même des décès. Ce risque doit conduire à la prudence vis-à-vis de ces vaccinations en attendant de plus amples informations.


Ceci pourrait aussi vous intéresser :




0 Commentaires/
0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

trois × un =

LA NEWSLETTER

Ne ratez aucun événement BeBooda en vous inscrivant à notre newsletter