Faut-il vraiment combattre les infections ?

La Vie repose sur un équilibre très subtil, et notre santé aussi. Ainsi une étude dévoile que cet équilibre évolue aussi dans le monde des germes, ce qui remet en question l'approche médicale.

Article de

Dr. Luc BODIN

Apprenez à vivre libre et autonome dans l’épanouissement de son être

Une très intéressante publication parue dans le « Lancet infectious deseases 2010 » et relayée par le journal médical JIM, explique que tous les ans, trois nouveaux micro-organismes (germes) pathogènes pour l’homme sont découverts.

Ils proviennent tous du monde animal. Ainsi les nouveaux virus comme ceux de la grippe A ou de la grippe aviaire ne seraient pas des phénomènes rares ou exceptionnels, mais au contraire ils seraient la conséquence d’un processus naturel très banal.

L’équilibre entre les germes.

L’article explique également que parallèlement à l’émergence de nouveaux germes, d’autres disparaissent, victime des progrès de la médecine, ou probablement « d’un monde auquel ils ne sont plus adaptés ». Ainsi la disparition des uns favoriserait l’apparition des autres, selon un large processus naturel que l’on appelle la vie. Par exemple, le bacille diphtérique qui est officiellement en voie de disparition sur la planète, grâce à la vaccination (?), aurait déjà trouvé son remplaçant « émergent ». Nous en aurons la confirmation dans quelques années.

Un autre exemple nous fut donné dans l’analyse bactériologique des eaux du Gange. Les chercheurs s’attendaient à trouver un nombre considérable de germes dans cette eau polluée de multiples façons. Mais les résultats montrèrent au contraire qu’elle n’en contenait pas plus qu’un autre fleuve. L’explication ? C’est qu’un équilibre s’est effectué au sein des espèces bactériennes elles-mêmes, le développement des unes limitant celui des autres.

La pathocénose

Quant aux épidémies, elles répondent au concept de pathocénose qui a été élaboré dans les années 60 par Mirko Grmek. Il s’agit de la théorie des équilibres selon laquelle la survenue et le développement d’une infection dans une société dépendent de l’importance de la présence des autres germes. En d’autres termes, c’est l’élimination ou la faiblesse des autres germes qui laisse le champ libre au développement d’une infection. C’est pourquoi l’article pose la question fondamentale : « À se demander s’il faut réellement dépenser des millions pour inventer des antibiotiques et des vaccins qui ne feraient que préparer le lit de nouveaux arrivants ? »

En effet, la nature n’aimant pas le vide, l’élimination d’un germe (peut-être par la vaccination de masse ?) favoriserait l’apparition d’autres germes que nous ne connaissons pas. Selon ce principe, nous pourrions nous demander si en éradiquant certains germes contre des maladies comme la diphtérie ou la rougeole, cela n’a pas favoriser le développement de nouveaux pathogènes responsables de nouvelles maladies comme le sida, l’ébola, la grippe aviaire… voire le développement de la maladie de Lyme.

Il est utopique de croire qu’un jour l’être humain aura détruit tous les germes pathogènes de la planète… de nouveaux apparaitront toujours. Il est par contre envisageable d’imaginer une humanité sans infection, si son état physique, psychologique et énergétique est équilibré… c’est-à-dire si elle se développe dans un monde harmonieux. Car c’est du côté de l’être humain et de son environnement que se trouvent la solution de l’élimination des infections et non dans la lutte contre les germes.

Luc Bodin



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